RBO n°58 – mars 2026

Le mot du président

Ce début mars a comme des airs de printemps. On en oublierait presque les personnes sinistrées par les inondations sans précédent qui ont frappé une grande partie de nos concitoyens ces dernières semaines. 40 jours de pluie sans discontinuer dans certaines régions de France, cet hiver. Un vrai déluge. Plus loin des frontières de France, au Moyen-Orient, c’est un déluge de bombes et de drones qui a apporté misère et désolation à des populations qui n’avaient pas besoin de cela.
Catastrophes naturelles d’un côté, fureur humaine de l’autre. Avec une constante : ce sont toujours les plus démunis qui sont les plus affectés. Et Dieu dans tout ça ? Se contente-t-il de s’assoir sur le rebord du monde en pleurant de le voir tel qu’il est ?
Evidemment, nous nous sentons bien impuissants face à tout cela et, comme dirait Candide, il nous faut avant tout cultiver notre jardin. Notre jardin, c’est notre ici et maintenant. En l’occurrence, en ce mois de mars en France, ce sont les élections municipales qui méritent notre attention de citoyennes et citoyens, mais aussi de chrétiennes et chrétiens. Je voudrais à cet effet partager avec vous cet appel lancé par un ami lyonnais engagé au sein d’Eglise Verte Lyon :

« A quelques semaines des élections municipales, nous, chrétiennes et chrétiens […] rappelons que l’action publique est d’abord là pour les plus faibles. Attentifs au ‘cri des pauvres’, nous voulons une politique municipale qui accueille l’étranger, qui loge le sans-abri, qui prenne soin des plus âgés, des malades et qui permette aux enfants de grandir.

« Nous, chrétiennes et chrétiens, rappelons encore que notre plus grande richesse est le lien social, avec toutes celles et ceux qui nous entourent. […]

« Jésus, en son temps, a porté une parole nouvelle qui dérangeait les puissants et soutenait les faibles. Il a posé des actes forts pour nous inciter à sortir de nos conforts et de nos idolâtries. Puissions-nous nous laisser inspirer par l’Esprit pour discerner avec justesse ce que nous voulons défendre. En allant aux urnes, que nous puissions déposer notre bulletin en chrétiennes et chrétiens, conscients des enjeux locaux. »
Les enjeux peuvent bien varier d’une ville à l’autre, mais la boussole du chrétien n’indique-t-elle pas toujours le chemin qui mène à la porte de la veuve et de l’orphelin, à la prison du persécuté, au grabat de l’indigent, au refuge de l’étranger ? Dieu n’attend pas que nos prières. En allant aux urnes, que nous puissions redessiner un sourire sur le visage de Dieu.

Contact